Lualaba : La SOLORN s’implique pour l’enterrement digne de deux jeunes tués à Commus

Une douzaine d’organisations de défense des droits de l’homme travaillant pour la bonne gouvernance dans le secteur minier appelle le gouvernement provincial et la Compagnie Minière de Musonoie (COMMUS S.A) à enterrer avec dignité les jeunes KASONGO Shérif (13 ans) et BANZA Souverain (16 ans) assassinés au sein de l’entreprise précitée il y a 5 jours.

Cette position  des organisations de la société civile du Lualaba œuvrant dans le secteur des ressources naturelles (SOLORN) a été rendu publique  ce vendredi 30 octobre devant la presse locale.

 

Maître Donat KAMBOLA LENGE, Coordonnateur de l’Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains, IBGDH (Photo LMP/SDL)

« En effet, 5 jours se sont écoulés depuis que les corps de ces deux mineurs traînent à la morgue de l’hôpital général de référence Mwangeji », a indiqué Maître Donat KAMBOLA LENGE, Coordonnateur de l’Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains (IBGDH) qui soutient que « les mineurs tués aux remblais de COMMUS constituent du sang innocemment versé une fois de plus à cause du manque de volonté de la part des entreprises minières à sécuriser leurs concessions et protéger les populations environnantes ».

Pour SOLORN, cette double mort au site COMMUS vient soulever la question de l’incidence des minerais exploités aux remblais de COMMUS dans la chaîne d’approvisionnement des minerais exploités à Kolwezi et exige réparation de sa part.

Les organisations signataires de ce communiqué de presse recommandent au Gouverneur du Lualaba :

– d’organiser l’enterrement en toute dignité de ces jeunes mineurs, victimes d’une mauvaise gouvernance du secteur minier dans la province ; 

– d’organiser l’indemnisation ou la réparation en faveur des familles victimes ;

– d’interdire l’activité de ramassage des minerais aux remblais de COMMUS.

À la société COMMUS, SOLORN recommande :

– de prendre en charge l’enterrement des enfants dont la mort n’est qu’une conséquence du défaut de sécurisation de la concession ;

– d’indemniser les familles victimes avant l’enterrement ; 

– de prendre désormais des mesures pour sécuriser efficacement sa concession et mettre fin aux ramassages des minerais autour des remblais.

À la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) :

– d’expliquer clairement aux familles victimes le sens et la nature de la somme de 6 00 Dollars Américains leur versée :

– d’accompagner les familles victimes sans prendre leur place dans les négociations ;

– d’interpeller le gouvernement provincial et l’entreprise COMMUS pour que les illustres disparus soient dignement enterrés.

Et à l’Auditeur militaire de Kolwezi, ces organisations recommandent :

– d’instruire sans partialité l’affaire pendante devant son office ;

– d’interpeller l’entreprise COMMUS pour avoir encouragé une activité illicite ;

– d’ordonner la fermeture provisoire du site de COMMUS avant toute mesure de sécurité face aux impacts négatifs sur la population locale.

Les familles victimes disent que leurs efforts à rencontrer les autorités provinciales et de l’entreprise COMMUS S.A sont sans suite si bien que les familles se posent la question de savoir comment organiser les funérailles de leurs enfants.

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