LE MARIAGE COUTUMIER HIER ET AUJOURD’HUI

-Téléviseur plasma Samsung 52’’
-Ordinateur portable
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-80 Tôles dures
Sans oublier les traditionnels chèvres, costume, pagnes et autres aux- quels il faudra ajouter la fameuse somme de 4500 Dollars.

« Ce n’est pas croyable, toute ceci juste pour la dot ? Finalement ces parents prennent leur fille pour de la marchandise ou quoi ? » s’exclame Sylvain, un jeune homme qui accompagne son ami à une cérémonie de dot.
A Elie, un autre membre de la délégation de renchérir en disant » La dot perd de plus en plus sa valeur. Les différentes normes traditionnelles ne sont plus prises en compte, la valeur de la coutume elle-même semble être ignorée et les biens matériels qui sont exigés à la famille du fiancé sont exorbitants et n’ont aucun trait avec la coutume » se plaint-il
Voilà les propos recueillis par la rédaction de LMP après une enquête menée au sein de la société et sans aucun doute chacun de nous a déjà rencontré des plaintes dans ce sens dans le milieu où il vit.
Cependant une réflexion nécessite d’être faite car cette situation ne cesse de faire parler d’elle dans le quotidien du congolais.
De par son origine, la dot est une cérémonie ancestrale qui obligeait au futur époux de donner à la famille de sa future épouse quelques biens matériels et/ ou une somme d’argent pour officialiser le mariage.
Ceci est une liste de quelques biens matériels qui revenaient assez souvent lors des cérémonies de dot et ces derniers variaient selon les tribus et coutumes des jeunes qui se mariaient.
Fusil de chasse, houe et machette (outils pour les champs), du sel, un vélo, des chèvres pour n’en citer que ceux-là.
En analysant cette liste et le mode vie qu’avaient nos ancêtres nous comprenons vite que tout ceci était demandé suite à leur utilité dans le temps.

Eux qui avaient au moins un chasseur dans la famille avaient besoin d’un fusil pour chasser en tout aisance. Seulement était-il facile de s’en procurer ?
Le sel qui jadis était très rare mais qui était très important dans la vie de nos grands parents trouvait toute son importance dans ce rituel.
L’histoire nous enseigne aussi que se procurer des vêtements était un luxe pour nos alleux. Le beau costume de papa et le joli pagne de maman étaient un signe de bourgeoisie et trouvaient une place de choix lors d’un mariage.
La voiture n’étant apparue que récemment, le vélo est resté pendant plusieurs décennies le seul moyen de locomotion. Nos ancêtres, cultivateurs et marchands étaient appelés à parcourir des longues distances avec des lourds fardeaux sur la tête et ce temps-là un vélo devait donc avoir la valeur que peut avoir une voiture aujourd’hui. Raison pour laquelle une fête était organisée chez celui qui se payait un vélo dans le temps.
AUJOURD’HUI les choses sont révolues. Certes la dot est et reste une cérémonie symbolique et coutumière, et donc cette dernière doit se référer aux us et coutumes des époux comme le veut la loi Congolaise.
Ceci veut-il dire que les parents qui marient leur fille aujourd’hui doivent eux aussi demander ce qui venait d’être énumérer ci-haut ?
L’aspect utilitaire ne leur donne-t-il pas le droit de demander quelque chose qui devra servir comme le faisaient nos ancêtres dans le temps ?
Ne serait-il pas raisonnable pour un parent de demander par exemple un ordinateur qui est un outil indispensable de nos jours comme l’étaient la houe et la hache dans le passé ?
Un parent qui vit en ville a-t-il besoin d’un vélo ? A quoi servira -t-il sachant qu’un téléphone portable par exemple lui sera d’une grande utilité ?
Les parents d’aujourd’hui doivent-ils, au nom de la coutume demander des biens qui n’auront aucune utilité juste pour s’éviter les railleries de la société ?
Le mieux serait peut-être pour ces parents de veiller sur la décence du nombre des biens en nature compte tenu de leur prix sur le marché. Et aussi la somme qui devra être versée qui doit peut-être respecter le caractère symbolique de la dot.
En faisant cela les parents n’auront pas vendu leur fille comme le disent certains et ne rendront pas la procédure du mariage de leur fille un casse-tête pour leur gendre.
Ça permettra aux jeunes fiancés de se faire respecter dans les belles familles, faires respecter leurs propres familles et faire respecter la coutume qui du moins reste une identité, une marque et une appartenance.

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1 réponse

  1. Anonyme dit :

    Sérieusement
    Les parents veulent commencé un commerce ou quoi !

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