MINES : IMPACT NÉGATIF DU PROJET CDM KASULO DEUX ANS APRÈS, PUBLIE DANS UN RAPPORT L’ASBL IBGDH

Jadis quartier résidentiel localise en pleine commune Manika a Kolwezi, Kasulo a été pris d’assaut par des exploitants miniers artisanaux en 2014. Devenu site dangereux avec une recrudescence d’accidents, la population y vivait malgré que des galeries étaient faussées dans leurs propres maisons.

Avec l’avènement de la province du Lualaba issue du découpage territorial de 2015, les autorités provinciales a la quête d’une solution à ce problème décident de faire de ce site un modèle de la réforme de l’artisanat et ce, dans le but notamment de limiter les cas d’accidents ; d’éradiquer la présence des enfants et femmes dans les carrières et de rentabiliser l’artisanat minier au profit du trésor public.

Un partenariat fut donc signe EN 2017 entre la province et l’entreprise Congo Dongfang international Mining (CDM) qui va délocaliser les familles qui y vivaient ; clôturer la concession et ainsi faire la découverture pour éviter que les artisanaux miniers ne creusent des galeries profondes.

Certes une bonne initiative applaudit par plusieurs observateurs mais qui a attirer la curiosité dans le cadre du contrôle citoyen de l’association sans but lucratif Initiative Bonne Gouvernance et Droits Humains (IBGDH) basée a Kolwezi.

Dans un rapport d’enquête intitulé : « entre reforme, paupérisation et enrichissement sans cause », IBGDH que dans plus de deux ans le contrat qui lie la province a l’entreprise CDM n’est toujours pas publie comme l’exige le décret-loi numéro 001/26 du 20 mai 2011.

Traçabilité des minerais issus de Kasulo

Qu’elle est la part de Kasulo dans le budget ?

IBGDH note également une opacité autour du montant que CDM payerait a la province en terme de taxes vu que ce projet avait aussi pour objectif de renflouer la caisse de l’état par l’assainissement de la chaine d’approvisionnement du cobalt et du cuivre qui tendrait à tirer directement profit des revenus de l’exploitation minière artisanal.

Du point de vue délocalisation, IBGDH note que le déménagement était force et que les personnes et familles impactées auraient reçus des sommes modiques alors que leurs revendications demeurent sans suite. Pour ceux qui avaient été relocalises vers le village Samukinda dit cite verte, IBGDH note que les conditions minimales ne sont pas réunis avec l’absence criante d’eau ; d’énergie électrique ; des centres sanitaires ainsi que l’accès a ce site qui est difficile vu l’état des routes qui relient cette entité à la ville de Kolwezi.

Parlant de l’engagement de CDM vis-à-vis des communautés tel que décrit dans son étude d’impact environnemental, IBGDH note qu’il n’y a pas d’impacts visibles alors que CDM avait inscrit la somme de 2.225.000 dollars américains à investir dans le social. Pour IBGDH, les quelques réalisations de CDM ne répondent pas à ce à quoi elle avait souscrit. IBGDH va loin jusqu’à remettre en cause l’étude d’impacts environnemental de CDM vu que les listes des présences des réunions avec les communautés ainsi que les procès-verbaux des réunions ne sont pas annexes a ce document.

Parlant de la coopérative implantée dans ce site, IBGDH affirme que certains creuseurs interroges ne se reconnaissent pas membres de celle-ci alors qu’elle devrait être créé par eux. La coopérative minière de Kupanda puisse c’est d’elle qu’il s’agit appartiendrait à un des fils d’une autorité provinciale, dénonce l’IBGDH. Celle-ci serait en train de percevoir 200 dollars américains par camion de minerais renseigne ce rapport.

Vu l’opacité de ce projet, l’IBGDH propose dans ce rapport quelques recommandations susceptibles de l’amélioration de la situation.

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