L’effectivité de la sous-traitance : une bouée de sauvetage de l’économie nationale !

Les mesures applicables à la sous-traitance dans le secteur privé procèdent de la loi n° 17/001 du 08 février 2017.
«Cette loi a été prise par le législateur sur le plan économique», rappelle le Directeur Général de l’Autorité de Régulation et de contrôle de la Sous-traitance dans le secteur Privé, ARSP.

Les différents responsables d’entreprises principales et entreprises sous-traitantes du Haut-Katanga et du Lualaba se sont réunis à Kolwezi ce mardi 14 janvier au Gouvernorat dans une matinée d’informations sur les modalités de mise en œuvre de cette loi. Ahmed KALEJ NKAND n’y est pas allé par quatre chemins. Il s’est plaint de ce que «les effets d’entraînement attendus des évolutions dans différents secteurs d’activités ne sont pas ressentis comme escompté du fait que
la plus grande activité, qu’elle soit du secteur minier ou celui des hydrocarbures, du bâtiment ou de services de communication, est menée par de grandes entreprises à capitaux étrangers». En effet, les activités secondaires qualifiées d’activité de sous-traitance ne sont pas menées par les entreprises à capitaux congolais mais bien par les entreprises dont les capitaux viennent de l’extérieur. «Logique que les retombées de ces activités soient réssenties dans les pays d’où sont venus ces capitaux», reconnaît-il. Mais parce que la loi sur la sous-traitance dans le secteur privé ne doit souffrir d’aucune entorse, l’exclusivité de l’activité de sous-traitance doit être en faveur de Petites et Moyennes Entreprises (PME) congolaises afin de permettre que les retombées des activités dans tous les secteurs se fassent ressentir dans l’économie congolaise. Les revenus supplémentaires ainsi gagnés par les entreprises à capitaux congolais vont offrir plusieurs avantages. Les banques vont avoir des dépôts additionnels ; le trésor public va bénéficier de taxes supplémentaires ; des emplois vont être créés pour la relance de l’économie et tant d’autres bénéfices.

Une vue de l’assistance.

45 jours sont accordés aux entreprises principales pour se mettre en règle avant le déploiement des inspecteurs dans l’objectif de faire appliquer la loi. «Dura lex, ses lex», dit-on !

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