la Ceni refuse de reporter les élections des gouverneurs des provinces malgré les allégations de corruption

Le procureur général près la Cour de cassation a écrit au président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), ce samedi 09 mars, pour lui demander de reporter les élections des sénateurs et de gouverneurs et vice-gouverneurs prévues le 14 mars pour les premiers et le 27 mars pour les seconds. Flory Kabange Numbi justifie sa demande par sa démarche à vouloir enquêter sur les accusations de corruption qui pèseraient sur les députés provinciaux ayant exigé des sommes colossales d’argent aux candidats sénateurs et gouverneurs, en échange de leurs voix de vote. Mais seulement, le haut magistrat ne précise pas combien de temps a-t-il besoin pour son enquête : une semaine, un mois, un semestre ou une année ?

A la CENI,  tout en saluant la démarche du Parquet près la Cour de cassation qui vise la lutte contre les antivaleurs, on estime cependant que le procureur général Flory Kabange n’a pas cette compétence de repousser les échéances électorales programmées suivant un calendrier déjà établi. Selon les proches de Corneille Nangaa, président de la Centrale électorale, qui se sont confiés à Scooprdc.net, ce dernier et son bureau réservent une fin de non recevoir à la demande du haut magistrat. « Il n’est pas question de reporter ces élections sénatoriales et des gouverneurs de provinces. Le procureur pourra mener son enquête et arrêter les coupables, corrompus comme corrupteurs, sans perturber le calendrier électoral établi », a déclaré Corneille Nangaa, selon ses proches. Le numéro 1 de la CENI soupçonnerait les sénateurs encore en fonction, qui selon lui, multiplieraient des manœuvres pour voir un peu leur mandat prolongé

Ginno Lungabu.

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