Lualaba: l’impact négatif du projet Busanga, des communautés impactées font entendre leurs voix a l’arrivée du président.

vue de l’assistance

Impactées négativement par le projet hydro-électrique de Busanga, les populations des villages Monga Lubuza; Kamalenge ; Wata-Mulomba; Disanga; Kibese; Wafinia; Kimba BANTU dit 48 heures…réclament que justice leur soit rendu dans le dossier de démolition de leurs ménages qui étaient plus de 900.

Alors que l’entreprise Sico-hydro sous la supervision de la commission provinciale de délocalisation pense avoir bien procéder, ces populations continuent a denoncer les faibles indemnités, l’extorsion des signatures ainsi que plusieurs violations de leurs droits.

Profitant du séjour du président au Lualaba, ces communautés impactées ainsi que les organisations de la société civile qui les accompagnent ont tenues une conférence de presse pour faire entendre leurs voix.

Leur vœux, se voir être rétabli dans ses droits car malgré plusieurs cris de détresse, les autorités provinciales ainsi que l’entreprise Sico-hydro semblent muettes.

Lors de cette séance qu’abritait la petite salle du scolasticat bienheureux jean 23, maître Donat KAMBOLA représentant du réseau Mwangaza qui accompagne ces personnes lésées a étaler plusieurs abus. D’une part, c’est la société Sico-hydro qui est reprochée et de l’autre les autorités provinciales.

Plusieurs recommandations ont été faites a l’entreprise incriminée ainsi qu’aux officiels.

Avant de clôre ces assises, deux participantes ont témoignées a l’attention du publique.

Notons par ailleurs que cette conférence de presse était aussi suivie en ligne sur la plateforme Zoom.

Voici par ailleurs l’integralité du communiqué de presse

BUSANGA, UN BARRAGE AU DETRIMENT DES POPULATIONS LOCALES

Le projet hydro-électrique de Busanga continue a faire des victimes. Le chef de l’Etat est invité d’une part a s’assurer que le Gouvernement Provincial du Lualaba et la Sico hydropayent les indemnités justes et equitables aux victimes d’eviction forcées dont les espacesChampêtres sont occupees pour besoin de développement du projet hydro-électrique de Busanga, et d’autre part La Sico hydro et le Gouvernement provincial du Lualaba réparent urgemment les violations subies par les populations des villages Monga-Lubuza, 48 heure et Kamalenge a cause de la destruction méchante de leurs habitations par la Sico hydro en octobre 2020.

En fait depuis le mois de Février 2021, les cultivateurs des villages Disanga, Wata-Mulonda, Kibese, Wafinia et Kimba bantu, dit 48 heure ont dénoncé auprès du Ministre provincial de l’intérieur, du Commissaire General du Gouvernement chargé des affaires foncières et président de la Commission provinciale de la délocalisation ainsi qu’au Gouvernorat: la spoliation par la société Sicohydro de leurs champs sans préalablement verser ni indemnités ni compensations et qu’aucune suite favorable n’a été réservée a leurs plaintes.

En plus, depuis le 03 octobre 2020, la Sicohydro a sous la supervision du gouvernement provincial du Lualaba, méchamment détruit plus de 900 maisons aux villages Monga-Lubuza, 48 heure et Kamalenge sans que l’Etat Congolais ni la province du Lualaba ni l’entreprise neremédient aux nombreux dégâts sociaux causés aux habitants desdits villages qui vivent depuis lors en brousse dans des conditions très précaires.

Par ailleurs, les organisations membres du réseau Mwangaza, dénoncent le fait qu’au-delà du montage financier flou , du manque de transparence qui caractérise le projet hydro-électrique de Busanga, il est nécessaire que le Chef de l’Etat s’implique notamment pour obtenir que le projet hydro-électrique de busanga intégre les droits des communautés locales c’est-à-dire fixer un quota claire du courant qui devra répondre au besoin de la consommation locale ; réparer les violations des droits des populations dont les espaces résidentiels et champêtres sont occupés pour la mise en oeuvre de ce projet.

Et enfin, les Organisations membres du réseau Mwangaza ont constaté que la structure actuelle de l’actionnariat ne reflète pas effectivement la valeur des apports de l’Etat congolais, pour autant une entreprise privée soit Congo Mangement détient a elle seule, 15% sur les 25 revenant à l’Etat Congolais. Pourquoi et comment une entitée privée peut détenir plus des parts que les entreprises publiques de l’Etat ?

Pour ce faire, les Organisations signataires du présent communiqué recommandent :

A son excellence, Monsieur le Président de la République et Chef de l’état : D’instruire le Gouvernement Provincial du Lualaba à indemniser les victimes dont les champs sont spoliés par l’entreprise SICOHYDRO ;

  • de demander au Gouvernement Provincial et a l’entreprise Sico Hydro de réparer les préjudices causés aux propriétaires des maisons qui ont été détruites en octobre 2020 ;
  • d’ordonner la révision et équilibrer l’actionnariat dans le projet hydro-électrique de Busanga.

A l’Honorable Président de l’assemblée Provinciale du Lualaba :

  • d’accélèrer le processus d’élaboration et d’adoption de l’édit provincial portant taux, modalités et mesures d’indemnisation, compassassions et réinstallation en cas de délocalisations dans la province du Lualaba ;
  • d’assurer le contrôle parlementaire par rapport au travail des Commissions provinciales de délocalisations.

A Madame le vice-Gouverneur et Gouverneur Ad intérim du Lualaba :

  • de faciliter les travaux en rapport avec l’élaboration et adoption de l’édit provincial fixant le taux, les modalités et les mesures d’indemnisation, compensations et réinstallation des Communautés locales ;
  • d’engager les négociations avec la Sico hydro en vue d’obtenir et signer une convention fixant le quota du courant devant répondre au besoin local;
  • d’examiner en urgence les correspondances lui adressées par les victimes de busanga et s’assurer que la Sico hydro indemnise les cultivateurs dont les champs sont spoliés ;
  • de réparer les préjudices causés aux personnes dont les maisons ont été méchamment détruites en octobre 2020 par Sicohydro et la Commission provinciale ;
  • d’exiger la publication des rapports du travail fait par les différentes commissions provinciales de délocalisations ;
  • d’organiser une réunion des parties prenantes pour évaluer et corriger le travail des commissions provinciales de délocalisations ;

A la société Sicohydro :

  • de fixer l’opinion sur la part du courant qui sera réservé à la consommation locale ;
  • de payer les indemnités justes et équitables aux cultivateurs victimes des évictions forcés depuis son installation dans la zone;
  • de réparer les préjudices causés aux habitants de Monga Luboza, 48 heures et Kamalenge ;
  • publier et vulgariser son étude d’impact environemental et social ;
  • de signer en urgence un cahier des charges de responsabilités sociales et sociétales avec les communautés locales ;

POUR TOUT CONTACT

Me Donat Kambola,

Tél: (+243) 813 548 551

E-mail : kambolalengedonat@gmail.com

Me Erick KASSONGO, Porte-Parole

Tél: (+243) 815 983 115

E-mail : erkassk@hotmail.fr

Me Jimmy MUNGURIEK UFOY, Coordonnateur

Tél: (+243) 820875088 ; 993079650

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