NAZENG KAPEMB ANGELIQUE. UN EXEMPLE, UNE INSPIRATION

NAZENG KAPEMB ANGÉLIQUE

NAZENG KAPEMB ANGÉLIQUE

Parlez nous un peu de vous

Je me nomme NAZENG KAPEMB ANGELIQUE.

Je suis la responsable du centre de capture des passeports biométriques du Lualaba.
Je viens d’une famille de neufs enfants dont cinq filles et quatre garçons.
Avec mes frères, on a eu des parents qui nous ont donnés de chacun choisir son chemin, étudier et évoluer dans la vie. Nos parents nous ont accompagnés sur cette voix-là.
Aujourd’hui, je suis une femme mariée et mère de trois enfants dont deux filles et un garçon. Les voir grandir, prendre soin d’eux et les accompagner dans leur croissance, c’est le plus beau des métiers au monde.

Votre parcours scolaire

J’ai été élève du Lycée TWENDELEE à Lubumbashi où j’ai suivi un cursus normal jusqu’à l’obtention du diplôme d’Etat en coupe-couture.
Après ça, j’ai suivi une formation à NYUMBA YA WOTE dans le cadre de la rééducation des enfants à problèmes (la pratique se faisait à BALOU qui est une maison spécialisée dans la rééducation de ce genre d’enfants). Et c’est après ces six mois que j’ai résolu de faire la psychologie pédagogique à l’université de Lubumbashi.
Je suis de la première promotion en psychologie de l’UNILU.
Après le graduat, je suis allé à Kinshasa pour raison d’équilibre et de mariage aussi.
Tout de suite, j’ai commencé à travailler d’où je devais cumuler études, boulot et mariage. Il est évident que c’étais difficile, mais quand on a une vision et des objectifs à atteindre, on fournit les nécessaires afin d’aller toujours de l’avant. Vous savez, chacun rencontre au cours de sa vie une occasion ou une chance d’étudier ou de faire quelque chose d’autre qui peut l’aider à émerger dans la vie ; il faut juste savoir la saisir.

Combien d’années de carrière déjà ?

Depuis l’an 2000 jusqu’aujourd’hui ça me fait  19 ans de vie carrière à différents services des affaires étrangères.

Les difficultés rencontrées ?

La femme a un apport très positif dans la vie de l’entreprise. D’une part, il y a des hommes qui s’en aperçoivent et vous accompagnent dans votre élan. D’autre part, il y a cet homme qui garde encore la vielle mentalité selon laquelle « la place de la femme serait à la cuisine » qui vous met devant un mur et vous empêche de progresser.

Les heureux souvenirs ?

Tout se résume sur différentes personnes qui m’ont accompagné dans ma carrière depuis le début jusqu’aujourd’hui et celles qui m’ont servi d’exemple sur lesquels je puissent de l’inspiration.
 Mes parents qui ont été un parfait exemple, travaillant et nous instruisant pour qu’on soit ce que nous sommes aujourd’hui.
 Le soutien de mon époux qui m’accompagne depuis le début. Dans un service qui des fois te sollicite au-delà des heures réglementaires, il faut avoir un mari compréhensif qui pourra t’aider et par exemple jeter un œil sur les enfants quand tu es absente. Dieu merci, j’en ai eu un et tant mieux pour moi. 
 Enfin, je suis heureuse d’avoir rencontré des titulaires qui au-delà de m’encadrer ont cru en mes capacités et aujourd’hui, sur autant de centres disponibles sur l’étendue du pays, je suis la seule femme qui en pilote un. Voilà quelques-uns des faits qui me réjouissent quand j’y pense.

NAZENG KAPEMB ANGELIQUE

Avez-vous d’autres objectifs ou vous avez atteint tous vos objectifs sur le plan professionnel ?

Je suis un agent de l’Etat et donc j’ai un délai d’accomplissement et je crois que j’ai encore des années devant. Aujourd’hui, je totalise 19 ans dans ce travail et je pense que je suis suffisamment avisée afin d’aider les jeunes qui viennent derrière (filles et garçons) à comprendre qu’ils doivent continuer à travailler en s’inspirant des bons exemples pour aller de l’avant et servir leur pays comme il se doit.
La RDC est un grand chantier et donc elle a besoin de beaucoup de mains pour l’aider à rayonner et moi, je fais ma part.

Famille et boulot, comment vous parvenez à gérer les deux ?

Je crois que c’est des capacités qui sont innées chez toutes les femmes. C’est peut-être par ignorance que certaines femmes laissent faire. Seule la femme peut porter une grossesse, elle seule peut rentrer chez elle après le boulot et supporter les bruits des enfants.
La femme a plusieurs capacités et talents ;
On a beaucoup d’exemples des femmes qui occupent un rang élevé dans la société, mais qui sont aussi des mères dans leurs maisons respectives et elles y parviennent.
Le monde est en mutation et les réalités de la vie ne sont plus ce qu’elles étaient il y a des années.
Au lieu de rester allongée à la maison, la femme doit travailler pour aider à subvenir aux besoins de son foyer tout en sachant répondre à ses exigences de femme et de mère, car c’est son devoir.

Quel message d’abord à la nouvelle génération et en suite à la femme en général

M’adressant aux jeunes, je ne vais pas séparer les sexes.Ils viennent au monde de la même manière et ont la chance d’étudier tous ensemble et le pays a besoin des compétences de tout le monde filles et garçons.
Ils doivent comprendre que ça ne sert à rien de créer une comparaison inutile avec l’autre sexe et le plus important l’apport de tout un chacun qui compte.
La vraie différence se fait sur le plan mental et la jeune femme devra comprendre qu’on l’appelle femme parce qu’il y a l’autre sexe en face.
Pour chuter ?
La femme congolaise est bénie, car à travers l’histoire de notre pays plusieurs femmes se sont illustrés dans bien de domaines contrairement à d’autres pays où on entend rarement le nom des femmes qui émergent.
Bien de femmes ont occupé des postes importants, d’autres ont émergé dans presque tous les domaines de la vie de ce pays et donc toute femme peut faire parler d’elle. Il suffit de prendre conscience et se dire que « si je veux, je peux ».

NAZENG KAPEMB ANGELIQUE

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