Éducation : arrêt des cours dans les écoles catholiques de Kinshasa.

Les enseignants des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa (Collège Boboto, Lycée Sainte Germaine, Lycée Bosangani, Lycée Motema Mpiko et tant d’autres) ont arrêté les cours, jusqu’à nouvel ordre, depuis le mercredi 13 novembre dernier. À l’unanimité, ils exigent un meilleur traitement salarial. 

Cette cessation des enseignements intervient au lendemain de la prise de parole du Cardinal Fridolin Ambongo qui avait déclaré que «nous appuyons la gratuité de l’enseignement, mais nous craignons que cette gratuité ne détruise le système éducatif congolais si le gouvernement ne paie pas conséquemment les enseignants».

Pour le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), ces propos de l’archevêque de Kinshasa sont ambigus.

«Le Cardinal a dit qu’il soutient la gratuité, mais après nos analyses, nous trouvons qu’il y a quelque chose sous la table. Nous trouvons que Monseigneur Ambongo n’est pas pour la gratuité », a estimé un syndicaliste.

La secrétaire générale du SYECO pense même à un audit de l’Église, « qui a utilisé l’argent payé par les parents pendant 28 ans».

«L’Église, peut-elle aujourd’hui nous dire comment elle a géré cet argent ?», s’est-elle questionnée.

Au Collège Boboto: les enseignants fustigent le volume salarial. Dans une déclaration qu’ils ont adressée au Père Recteur, les enseignants du Collège Boboto ont fustigé l’enveloppe salariale telle que proposée par le gouvernement. Elle dispose qu’un enseignant, du Collège Boboto, touche à ce jour 210 $, une somme jugée insuffisante. Ils regrettent aussi le « tâtonnement et l’imprécision du gouvernement sur le contenu chiffré de ses trois paliers de réajustement ».

De ce fait, ils ont déclaré par ailleurs «ne pas vouloir cautionner la médiocrité qui frappe à leur porte et qui aurait un impact considérable sur la qualité de leur service et rendement ».

Stanislas LUMWANGA

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