RDC-LÉOPARDS : VERS LA FIN D’UN CYCLE QUI N’A VÉRITABLEMENT JAMAIS COMMENCÉ.

L’an 2014, commence ce qui apparaît comme une nouvelle ère dans le football congolais : un nouvel entraîneur, congolais de sang, mais français de papier, cartonne avec l’AS Vclub de Kinshasa.

Son nom : Jean Florent Ibenge. Un homme modeste, élégant et social, un bon communicateur et théoriquement excellent coach. Oui, il le prouve plus ou moins en échouant en finale de la CAF C1 avec Vclub sans perdre bien sûr les deux confrontations (2-2, puis 1-1). Se faisant remarquer, l’homme est approché par la FECOFA qui lui fait signer un contrat de deux ans, avec comme mission : construire une équipe en prévision de la CAN 2017.

Aidé par le capitaine Youssouf Mulumbu et l’ambassadeur Aziz Makukula, Florent IBENGE réussit à convaincre plusieurs jeunes binationaux qui rêvaient de jouer soit pour la France, soit pour la Belgique, soit pour L’Angleterre.

C’est la génération Bolasie, Kebano et consort.

Pendant ce temps, la sélection disposait déjà des cadres comme Mbokani, Zakuani…. Un mélange de générations qui s’annonçait comme l’âge d’or de la sélection nationale.

CAN 2015 : LE COUP DE POKER GAGNANT.

Arrivé en Guinée équatoriale pour la compétition, après une campagne de qualification difficile, Jean Florent Ibenge est soumis à son 1e test majeur avec les léopards.

Et c’est là que les lacunes d’un entraîneur tant venté commence à sortir au grand jour.

La RDC termine la phase des groupes sans la moindre victoire, 3 match, 3 nuls.

Comme avant et souvent, le sort nous permet de passer miraculeusement au prochain tour.

En quart de finale, le Congo Brazzaville se dresse comme un obstacle majeur. Et ça se confirme dans le match. Les léopards sont menés par 2-0, juste au retour de vestiaire.

Jean Florent Ibenge est dépassé, il ne réalise pas ce qui lui arrive, il accuse les joueurs de ne pas bien jouer. Une vidéo de canal plus montre en réalité que c’est le capitaine Youssouf Mulumbu blessé, qui se charge du reste : motive le groupe, pousse les léopards à se surpasser, demande au coach de rappeler aux joueurs de rester dans le camp de l’adversaire.

L’attitude de Mulumbu positive ou coaching d’Ibenge payant, on ne sait pas jusqu’aujourd’hui l’élément déclencheur de la rage des léopards qui vont marquer coup sur coup 4 buts et valider leur billet en demi.

Mais la suite a prouvé certainement que c’était autre chose que le coaching d’IBENGE Une demi-finale perdue tête courbée et un match de classement gagné au tir au but, l’équipe nationale ramena la médaille de Bronze, une première depuis plus de 15 ans.

Cette CAN laissa donc un goût d’inachevé chez beaucoup d’analystes. Les Léopards n’ayant gagné qu’un match sur les 5 qu’ils ont joué, souvent sans fond de jeu ni organisation tactique clairement définie.

Jean Florent Ibenge a une étoile à l’époque. Il prend l’équipe nationale locale et remporte le CHAN 2016 au RWANDA.

Les léopards attendrissent au Gabon en 2017 pour une autre CAN. Le sélectionneur est une fois de plus dépassé, comme en 2015. La différence, c’est que cette fois, le coup de poker ne marche pas, l’étoile ne brille plus. Et donc, il faut faire tourner ses nerfs pour créer une vraie équipe, pas seulement un groupe.

Mais visiblement, il n’y arrive pas, la RDC est sortie en quart par le Ghana, terminant ce match avec 4 attaquants de pointe sur le terrain, sans marquer le moindre but. Du jamais-vu!!!!!

ET TOUT LE RESTE A ÉTÉ PAREIL…

Le reste, c’est la coupe du monde manquée par la faute d’un homme : le coach. Une qualification difficile à la CAN 2019… La suite est connue.

En scrutant bien l’histoire, on se rend compte que l’équipe nationale n’a jamais été exploitée à son réel potentiel depuis 2015. Souvent annoncés comme redoutables, les léopards n’ont jamais réussi à sortir toutes leurs griffes, à cause justement des conditions tactiques approximatives.

Aujourd’hui que tout semble noir autour de l’équipe nationale, nombre sont ceux qui estime que c’est la fin d’un cycle, d’une génération.

Non ce cycle n’a véritablement jamais commencé.

La réalité a juste rattrapé le cauchemar, la chance s’est envolée, les compétences n’existant pas, l’équipe nationale s’est engouffrée.

En observant ce qui se passe en Afrique avec d’autres entraîneur cette sélection mérite peut-être mieux pour exemple :

– Broos une Can avec le Cameroun en Une année

– Roor une qualif de Mondial en une année avec le Nigeria

– Renard une qualif de Mondial en une année avec le Maroc

– Une Can avec la COTE D’IVOIRE en 6 Mois, Renard
– Une Can avec la Zambie en une année

– Cuper une finale et une qualif au Mondial avec l” Egypte en une année

– Maloul une qualif au Mondial avec la Tunisie en une année

– Aliou Cissé une qualif au Mundial en une année avec le Senegal.

Co-auteur : Arsène MPUNGA

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