Lualaba: CULTURE TSHOKWE

Les Tchokwés sont un peuple bantou d’Afrique centrale et australe, surtout présent en République démocratique du Congo et en Angola, et à un moindre degré en Zambie. Quelques milliers vivent aussi en Namibie.

En République démocratique du Congo, les creusets de population se trouvent dans le Lualaba, le Kasaï, le Haut Kwango…

Au Lualaba, les Tshokwe occupent principalement les territoires de Dilolo, Kapanga et Sandoa.

En outre, ils sont également nombreux dans les villes et leurs faubourgs ainsi qu’aux abords des principaux axes routiers.

A Dilolo, les Tshokwe occupent majoritairement les chefferies Ndhumba, Muyeye, Mwakandala, Saluseke et Tshisenge.

A Kapanga, territoire qui n’a qu’une seule chefferie, les Tshokwe habitent dans un bon nombre de groupements.

A Sandoa, ils sont majoritaires dans toutes les chefferies, à savoir: Bako, Lumanga, Kayembe – Mukulu, Muteba, Samutoma (Mwatshisenge), Sakundundu, Tshibamba et Tshipao.

Parmi les réalisations les plus puissantes des Chokwé figurent les masques de bois sculpté ou réalisés à partir de matériaux éphémères. Révélateurs d’une riche cosmogonie, ils sont les piliers de la mukanda, processus d’éducation des jeunes garçons.

Masque de main – Shokwe

Masque de main shokwe

Il s’agit d’un masque de main, de petite taille, utilisé comme une marionnette. La pièce est ancienne, la taille diffère des styles léchés connus, mais n’en n’est que plus authentique. Bois dur, superbe patine.

Masque Mwana Pwo Rouge – Shokwe / Tschokwe

Masque mwana pwo shokwe

Le masque “pwo” (femme) ou “mwana pwo” (jeune femme) symbolise l’ancêtre féminin et apparaît dans des danses propices à la fécondité.

Porté par un homme qui mime la danse des femmes et leur apprend la grâce des manières.

Le masque “Pwo” de l’ancêtre féminin est toujours porté par des hommes qu’ils transforment en êtres puissants.

Masque Cihongo – Shokwe / Tschokwe

Masque cihongo

Le masque CIHONGO est le pendant masculin du masque PWO.

Leur proximité stylistique est évidente dans le traitement des traits du visage :
le grand front bombé, dégagé, marqué de la croix de Saint André, les oreilles ornées de boucles de métal, les yeux mi-clos et les marques de«larmes», la même forme du nez, la bouche aux dents épointées mise en valeur.

Une belle pièce ancienne, très qualitative à ne pas laisser passer…

Effigie de chef Shibinda Ilunga – Shokwe / tshokwe

Effigie de chef shibinda

Selon le livre de B. Wastiaux “Chokwe” page 120 planche 17 qui présente une statuette dans une attitude très similaire, il est mentionné que le chef frappe dans ses mains en signe de bienvenue, non seulement pour répondre aux salutations qui lui sont adressées, mais aussi pour indiquer qu’il prend acte d’une chose importante qui vient de lui être rapportée.

On suppose également que les statuettes dites de chefs, soient des représentations génériques d’ancêtres fondateurs.

Un détail récurrent caractérise les sculptures Chokwé et les relient au monde du pouvoir politique : la tête est ornée de la coiffure mutwe wa kayanda, spécifique des souverains Chokwé.

Maternite – Shokwe

Maternite shokwe

Toujours très belles, les maternités Africaines restent étonnantes, car contrairement aux thèmes mère/enfant occidentaux dans lesquels une relation semble établi entre la mère et son enfant, dans le cas des maternités Africaines, les deux personnages semblent “dissociés”.

Pas de regard appuyé de la mère sur son enfant, pas de geste filial.

Couteau de circoncision – Shokwe

Couteau de circoncision

En Afrique noire (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et une partie de l’Afrique du Sud), la circoncision est extrêmement répandue, quelles que soient l’ethnie et la religion.

Cependant elle est moins courante dans certains pays d’Afrique australe (Zambie, Zimbabwe, Malawi, Botswana, Swaziland et Lesotho).

Statue Shibinda Ilunga – Chokwe

Statue shibinda ilunga

Les statues de ce type représentent Chibinda Ilunga le héros chasseur fondateur de l’ethnie.

Chibida Ilunga était un chasseur de l’ethnie Luba qui s’était aventuré en territoire Lunda.
Il possédait des techniques de chasse avancées et inconnues, ainsi que de puissants fétiches qui lui garantissaient l’abondance du gibier.

Glaive ou sceptre de ceremonie – Shokwe

Glaive ou sceptre de cérémonie

Très beau et très ancien sceptre ou glaive de cérémonie.

Lame double à quatre faces, en fer noir recouvert d’un apprêt mineral rouge et blanc (argile ?). Les couleurs rouges et blanches symbolisent la dualité homme/femme, mort/vie, sperme/menstrues dans de nombreuses cultures.

La pointe et le centre de la lame sont recouverts de très fins filaments de cuivre rouge, enroulés sur l’axe. Ce type de fil très fin n’est plus usité depuis longtemps.

 

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1 réponse

  1. Yannick dit :

    Vive la culture tshokwe

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